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Samsung accusé de conditionner l'accès à Samsung Health au partage des données pour entraîner son IA
Samsung fait face à une vive polémique après l'apparition d'une nouvelle demande de consentement dans son application Samsung Health. Les utilisateurs se voient
Par Équipe Rafftel · 21/07/2026 · 15:22
Samsung fait face à une vive polémique après l'apparition d'une nouvelle demande de consentement dans son application Samsung Health. Les utilisateurs se voient désormais proposer d'autoriser l'utilisation de leurs données de santé afin d'entraîner les modèles d'intelligence artificielle de l'entreprise. Le problème ? Refuser ce consentement pourrait entraîner la désactivation de la synchronisation cloud ainsi que la suppression des données déjà stockées sur les serveurs de Samsung. Des données parmi les plus sensibles Le nouveau formulaire de consentement ne concerne pas uniquement les pas quotidiens ou les séances de sport. Samsung indique que les données pouvant être utilisées pour « l'entraînement et la modélisation de l'IA » incluent notamment : les activités physiques ; les données de sommeil ; les dossiers médicaux ; les médicaments et prescriptions ; les données nutritionnelles ; les cycles menstruels ; ainsi que d'autres indicateurs de santé provenant des Galaxy Watch et Galaxy Ring. Selon le texte affiché dans l'application, ces informations pourront servir à améliorer les algorithmes de santé et les fonctionnalités d'IA de Samsung, avec la possibilité d'un examen humain lorsque cela est nécessaire. Refuser le consentement a un coût C'est surtout la conséquence d'un refus qui suscite la controverse. Lorsqu'un utilisateur désactive le consentement, Samsung l'avertit qu'il ne pourra plus synchroniser ses données de santé avec son compte Samsung. Le message précise également que les données déjà synchronisées seront supprimées, sauf si la législation impose leur conservation pendant une durée déterminée. Pour de nombreux utilisateurs, cette approche revient à devoir choisir entre préserver leur vie privée ou conserver des années d'historique médical et sportif sauvegardées dans le cloud. Des questions juridiques Cette pratique soulève déjà de nombreuses interrogations chez les spécialistes de la protection des données. Dans plusieurs juridictions, notamment en Europe avec le RGPD, le consentement doit être donné librement. Certains experts estiment que conditionner une fonctionnalité essentielle — comme la sauvegarde et la synchronisation des données — à l'acceptation d'un traitement destiné à entraîner une IA pourrait être examiné par les autorités de protection des données. À ce stade, aucune décision officielle n'a toutefois conclu que cette pratique est illégale. Une vague de critiques Sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate. De nombreux internautes dénoncent ce qu'ils considèrent comme une forme de « consentement forcé », estimant que les utilisateurs devraient pouvoir continuer à sauvegarder leurs données sans contribuer à l'entraînement des modèles d'intelligence artificielle. Les critiques rappellent également que les informations concernées figurent parmi les données personnelles les plus sensibles : historique médical, traitements, données biologiques ou encore suivi du cycle menstruel. Samsung n'a pas encore convaincu L'entreprise affirme que ces données permettront d'améliorer les fonctionnalités intelligentes de Samsung Health et les algorithmes d'analyse de santé. Toutefois, le lien établi entre l'entraînement de l'IA et la possibilité de conserver la synchronisation cloud est aujourd'hui au cœur de la polémique. À mesure que les géants de la technologie intègrent davantage d'intelligence artificielle à leurs services, cette affaire pourrait devenir un nouveau cas d'école sur la frontière entre innovation, consentement des utilisateurs et protection des données personnelles.



